Les fonctions cognitives, qu’est-ce que c’est ? A quoi nous servent-elles ? Pourquoi est-il si important de les stimuler ?
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Ecrit le 29 Oct
Mise à jour le 08 Nov
par Bolzinger Pénélope, Chargée de communication
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Santé Stimulation Jeux cognitifs Troubles Cognitifs
Professionnel Fiches pédagogiques ExoStim

Les fonctions cognitives sont les capacités de notre cerveau à entrer en interaction et à s’adapter à
notre environnement.
Elles permettent de percevoir, de se concentrer, d’acquérir des connaissances, de raisonner, de
s'adapter et d’interagir avec les autres.

Les fonctions cognitives recouvrent :


Les fonctions instrumentales
Elles regroupent le langage, les gnosies (connaissances) praxies (savoir-faire, gestes) ; les fonctions
visuo - spatiales(repérage et adaptation de notre corps/ des objets dans l’espace) ; la mémoire et
l’attention.
Elles permettent d’analyser la situation et d’ajuster la conduite à tenir.

Les fonctions exécutives
Elles témoignent de la capacité de chacun d’entre nous à s’adapter à de nouvelles situations et, pour
cela, sortir de notre zone de confort, de nos habitudes routinières afin que notre niveau de vigilance
et d’attention soient maximales.

La mémoire

C’est la capacité de retrouver l’information contenue dans un message précédemment vécu en
l’absence de celui-ci ou de reconnaitre cette information parmi d’autres.
La mémoire est une de ces fonctions cognitives. Elle peut être de deux types :
• La mémoire explicite ou déclarative, qui comporte nos connaissances sur le monde, nos
souvenirs personnels, les repères temporaux ainsi que les contextes affectifs et émotionnels.
Elle regroupe l’apprentissage du « quoi ». (ex : je connais les dates d’anniversaire de mes
proches, je retiens sans efforts les titres des films que je vois, les noms et les visages de
connaissances lointaines, les souvenirs de vacances...)
• La mémoire implicite ou procédurale, qui retient les savoir-faire et les compétences, pour
appliquer les connaissances de manière automatique et inconsciente. Elle rassemble quant à
elle l’apprentissage du « comment ». ( ex : habitudes quotidiennes ; cuisiner, conduire )

Pour mieux comprendre, prenons exemple dans notre vie quotidienne.

Ce matin, je me lève, petit déjeuner, douche, habillage fonctions instrumentales (les gestes
« praxies » ; fonctions visuo -spatiales ; ), (mémoire procédurale habitudes et actions automatiques),
départ pour un trajet estimé à 45 minutes bouchons inclus, pour une journée de travail anticipée
(gnosies), planifiée (capacité visuo- spatiales ; calcul) .

(Exemple de mise à l’épreuve des fonctions exécutives)
Patatras, deux élagueurs bouchent la sortie de mon chemin, plus loin travaux et feux alternés,
ralentissements (perception, attention, analyse), 15 min de retard assuré (calcul ; connaissance des
repères temporaux, anticipation) si mon cerveau n’invente pas une autre solution. Fonctions
exécutives (résolution de problème, concentration, prise de décision, organisation et planification) ;
Un moment l’idée de griller un feu orange m’effleure, mais non (inhibition), et hop option autoroute
à péage pour finalement arriver à l’heure, ouf ;( raisonnement ; prise de décision ; action).

(Explication/ exemple des Fonctions Instrumentales)
C’est mon tour d’emmener les enfants à l’école et la vigilance absolue ! : voitures des parents
stationnées en double file, enfants qui traversent en courant hors passage piétons (attention) .Devant
moi, au rond-point je reconnais( mémoire explicite perceptive) la voiture du grand père de Maxime :
freinage anticipé, lenteur d’exécution, pas de contrôles des angles morts, hésitation à s’engager,
klaxons des autres automobilistes et c’est en professionnelle que je réagis : vigilance, tolérance et
respect ; c’est normal et lié à l’âge car sa capacité d’adaptation est moins fluide en raison de la
diminution des capacités multiples de ce senior, le plus stressé de nous tous, c’est sûrement lui !
Sur le trajet je passe en revue la journée de travail qui m’attend : (mémoire ; visualisation ;
organisation) Appel important à un client à 14h ; envoi d’une dizaine de mails ; poser mes congés
(Visualisation/ anticipation).

Fin de journée, heure des courses. Oui je les fais le mercredi car je sais qu’il y a des promotions
(mémoire explicite épisodique). Bien sûr j’ai oublié la liste à la maison je vais donc devoir me
débrouiller ! Pas de problème je connais le magasin par cœur et je ferai mon trajet habituel ; mais
non ! ils ont changé l’implantation de mes rayons habituels ! (Manipulation mentale ; structuration
spatiale), il faut donc que je me remémore ce que j’ai écrit (concentration ; mémoire de travail ; image
mentale) pour ne rien oublier. Mais à coups surs une fois arrivée à la maison j’aurai oublié un article !
Dans tout ce chamboulement, ma capacité attentionnelle si sollicitée aujourd’hui, montre ses limites
en fin de journée.
Vivement l’heure d’aller me coucher !

Autant d’exemples de nouvelles situations partagées de tous que nos capacités cognitives aident à
affronter sans encombre et dans l’exercice de notre autonomie.
Malheur, le chat a sauté sur la table et a renversé ma tasse de café sur un document important alors
que je suis prête à partir...

Long entretien téléphonique avec un client...et la crèche qui ferme dans 5 minutes...
Je vais me coucher, fatiguée, appel de la meilleure amie en pleine déprime...
Un dîner chez des amis en pleine campagne, hors réseau, GPS muet...je suis complètement perdue

Du lever au coucher, nous les sollicitons pour faire face à tous les aléas, aux imprévus qui ne manquent
pas de se présenter et nous obligent à sortir de notre routine ; ces imprévus vont mettre à l’épreuve
notre humeur et notre capacité à y faire face, donc notre (fonctions exécutives) flexibilité. Il y a des
jours où il est parfois plus difficile de garder son calme, la fatigue, par exemple peut nous rendre moins
flexible et irritable, alors qu’un autre jour, reposés, nous serons plus à même de les gérer.

Nos journées paraissent parfois routinières et banales mais quand l’imprévu s’invite il nous offre son
lot de surprise que nous recevons et analysons selon nos dispositions du moment.
Quand nos fonctions cognitives font défaut nous ne sommes plus en mesures de maintenir notre
autonomie dans une journée dite « banale » et chaque nouvelle situation est une épreuve.
Connaissance et réception de l’information sont (fonctions instrumentales) biaisées ; donc les
capacités d’adaptation face à une nouvelle situation (fonctions exécutives) inadaptées.

Alors si vous voulez maintenir votre autonomie et repousser le déclin à plus loin, n’hésitez pas à sortir
des sentiers battus ! Vous renforcerez vos performances cognitives.
Voilà pourquoi chez ExoStim nous avons le souci de vous accompagner dans la stimulation cognitive
pour maintenir les capacités cognitives mais aussi repousser le déclin dans une démarche préventive.
Ainsi notre application ExoStim vous propose un véritable coach cérébral.

Dans l’application ExoStim nous avons choisi de décliner les 31 fonctions cognitives évaluées sous
forme de 5 thématiques :


- Fonctions instrumentales
- Langage
- Fonctions exécutives
- Fonction visuo spatiale
- Mémoire

Pratiquer régulièrement des jeux de mémoire est primordial pour entretenir et améliorer ses fonctions
cognitives.

A vous de Jouer !

Regardez bien cette image ...

... et mémorisez...

Qu’est-ce qu’il se passe quand je retiens une information ?


1) l’encodage (identifier l’information à retenir)
2) Le stockage (la manière dont on va retenir l’information)
3) La récupération (aller chercher « dans un coin de sa tête » l’information retenue)
4) La consolidation (période durant laquelle le cerveau répète l’information retenue) D’où l’importance
de la répétition ! régularité !

Petit test (à proposer sur une page différente de la précédente) : Pouvez-vous me citer 4 objets
représentés dans l’image du cortex cérébral imagé, représenté précédemment ? (SANS TRICHER !)

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Rencontre avec Clémentine Duval, psychomotricienne

La pandémie du Covid-19 a mis en lumière de nombreux dysfonctionnements dans le domaine de la santé. Plusieurs incohérences dues au manque de visibilité sur la situation ont conduit à une cacophonie des services, qui ont dû tant bien que mal s’adapter pour continuer à suivre les patients.

Les services à domicile ont été - sûrement plus que les autres - victimes de ces incohérences.

Certains sont d’abord jugés non essentiels (mars 2020) puis de nouveau essentiels en automne. Les services hospitaliers sont saturés, le maintien à domicile doit être privilégié, mais les aides à domicile ne sont pas reconnues par les pouvoirs publics. Tout comme les EHPAD, le manque de matériel et de personnels est accentué par la crise mais les systèmes publics peinent à coordonner leur réapprovisionnement…

Les services d’aides à domicile ont dû s’adapter pour soutenir les patients qu’ils suivent au quotidien et qui ont souffert d'un isolement aggravé par la pandémie.

Cet isolement n’est pas sans conséquence sur les facultés cognitives, en particulier pour les personnes souffrant de troubles cognitifs ou neurologiques. Clémentine Duval, psychomotricienne au SSIAD de Marines, nous parle de l’évolution de la situation des patients qu’elle suit, mais aussi des services d’aides à domicile.