A propos de nous

Un projet n’est rien sans la combinaison de bonnes idées et de bonnes personnes pour les réaliser

Notre histoire

Comment est né ExoStim ?

Agir pour le bien vieillir : voilà la genèse du projet ExoStim !

A l’origine, Lionel Lamothe, ergothérapeute, constate des difficultés dans la prise en charge cognitive des patients seniors. Il s’interroge, réfléchit, stimule ses méninges 🧠🏋🏻‍♀️ et imagine un outil numérique pour pallier à cela.

Le hasard fait qu’un jour, au bon endroit et au bon moment, il rencontre une directrice de Recherche en Neurosciences, Béatrice Alescio-Lautier. De cette rencontre est né un partenariat gagnant-gagnant entre ExoStim, le Laboratoire des Neurosciences Cognitives et le CNRS d’Aix-Marseille Université afin de valoriser la recherche au profit de la communauté.

Avec beaucoup d’idées, du sérieux scientifique, un soupçon de folie, et un optimisme à toutes épreuves, l’application de stimulation cognitive ExoStim voit le jour en 2016 ! Commercialisée en premier lieu auprès des seniors résidents en EHPAD, l’application fait naturellement son chemin directement à domicile, accompagnés par un professionnel de santé.

Mais parce que la santé cognitive n’a pas d’âge, nous avons voulu offrir aux jeunes seniors la possibilité de s’exercer à tout moment, en s’amusant ! L’application grand public permet, quel que soit son niveau, de stimuler sa mémoire, son attention ou encore son langage, à travers différents jeux.

L’Exos’Team

Une team de passionnés, courageux, motivés, exaltés mais portant l’envie commune de sensibiliser à la prévention cognitive.

Au départ ils étaient 2, aujourd’hui c’est 10 collaborateurs qui naviguent à bord du navire ExoStim au gré des vagues,
tempêtes et journées ensoleillées qui font avancer et grandir ce beau projet !

Chez ExoStim, nous avons à cœur de tout réaliser et maîtriser en interne.
C’est pourquoi nous avons un pôle développement en charge du site internet et de l’application, un pôle commercial et un pôle communication/marketing.

Photo de Lionel Lamothe

Lionel Lamothe

Fondateur d’ExoStim – Ergothérapeute

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Photo de Lionel Benattar

Jennifer Benattar

Directrice générale

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ExoStim est intégré à un programme de Recherche

Au cœur d’Exostim, nos chercheurs et leurs avancées scientifiques

ExoStim, la référence de santé dans le domaine cognitif.
Parce que la prévention cognitive est un véritable enjeu du bien vieillir en France, nous avons souhaité intégrer notre solution à la recherche scientifique.

Depuis sa genèse, ExoStim fait l’objet de travaux de recherches académiques menées avec le Laboratoire des Neurosciences Cognitives, rattaché à Aix-Marseille Université et au CNRS. Tous les exercices, toutes les étapes et jusqu’au dessin des lavabos ont été réalisés sous le contrôle d’une équipe de scientifiques du laboratoire des Neurosciences Cognitives sous la tutelle du CNRS et de Aix-Marseille Université.

D’autres partenaires font également partie d’Exostim : Dhune, le pôle d’excellence de recherches sur les maladies dégénératives de La Timone, l’institut de recherche Silvermed, Ergo13 spécialisé dans la santé et Pyreweb dans le domaine informatique.

Béatrice Alescio-Lautier vous explique comment le projet s’est construit autour de la recherche.

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établissements de recherche

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chercheurs en neurosciences

Nos actualités

Des articles pour les professionnels du secteur
25
Oct

Pas de retour à la normale pour les EHPAD

L’image des EHPAD est, depuis la crise du Covid-19, fortement dégradée. Le confinement en chambre, le nombre de décès, les restrictions sur les visites et le hiatus autour de la vaccination des soignants ont encore dégradé l’image que les Français ont de ces établissements. 


Conséquence : une baisse du taux d’occupation et des recettes, pour des charges inchangées, voire supérieures à cause des surcoûts liés à l’adaptation des établissements à la pandémie.

En outre, la crise a exacerbé les tensions préexistantes quant au manque de ressources, de matériels et de personnels dont souffrent chroniquement ces établissements.

Pour aller au-delà de la lecture médiatique très sombre, nous avons décidé de mener l’enquête sur le terrain et c’est une image bien différente de celle véhiculée par BFM TV qui se dessine. 

Les professionnels que nous avons rencontrés, nous ont raconté leur expérience de cette crise, les difficultés rencontrées pour protéger les résidents et les équipes, mais aussi la solidarité, l’entre-aide qui s’est formée pour continuer à accompagner les résidents.

Contrer la menace de la maladie

Pour les résidents et le personnel

Les EHPAD ont dû adapter leurs modes opératoires pour protéger leurs résidents face à la nouvelle maladie. Celle-ci s’est révélée particulièrement meurtrière parmi les résidents d’EHPAD lorsqu’elle était insuffisamment contenue. L’établissement de Korian à Mougins a été sous le feu des projecteurs au début de la crise, suite au décès de 39 résidents (sur 109) en mars 2020.

Les processus ont dû être revus en profondeur : les contacts physiques doivent être limités autant que possible, les activités de groupe sont proscrites. Des gestes du quotidien apparemment insignifiants (se prêter un crayon) sont remis en question.

Insuffisance des matériels de protection, des tests et vaccins

Les difficultés se sont succédé, la résolution de chaque problème semblant en créer un nouveau. Les établissements ont d’abord dû faire face au manque de matériel de protection. Pas de masques, pas de blouses. C’est ensuite le manque de tests qui a complexifié le travail des équipes et enfin, début 2020, les difficultés d’approvisionnement en vaccins. 

Contrairement aux épidémies de maladies respiratoires qui durent généralement 15 jours, la crise covid s’installe dans la durée et bien malin qui pourrait en prédire l’issue. 

Pour les soignants en Ehpad, la difficulté réside dans la capacité à protéger les résidents et les professionnels sur un temps indéfini.

Les conséquences de l'isolement

Le confinement en chambre à été particulièrement éprouvant pour tout le monde. Les résidents eux-mêmes, leur famille qui n’ont plus eu la possibilité de les voir, les soignants, qui ont dû, tant bien que mal, continuer d’accompagner et faire leur métier.

L’isolement et ses conséquences sont encore mal définis médicalement, mais les multiples sources de perturbations pour les résidents se sont traduites par des conséquences immédiates sur leur santé : dénutrition, aggravation de la perte d’autonomie, pathologies somatiques, psychologiques, perte de capacités cognitives, voire syndrome de glissement.

Les conséquences de cette décision ont été soulignées immédiatement par le Conseil National Professionnel de Gériatrie : « anorexie et amaigrissement, déclin cognitif accéléré, majoration de troubles du comportement, tristesse, … ». L’isolement quasi total des résidents en EHPAD a favorisé une dégradation de leurs conditions physiques et psychologiques, dont les conséquences sont difficiles à prévoir.

Les activités doivent être repensées pour faire face à l’isolement. Les activités de stimulation, plus que jamais nécessaires, sont adaptées avec les moyens du bord : outils numériques si possible, papier-crayon sinon. Les activités collectives font place aux activités individuelles.

Les difficultés organisationnelles

Un afflux de recommandations et incertitude réglementaire

Tout au long de la crise, les consignes gouvernementales sont instables. Elles tombent du jour au lendemain et une grande marge de décision est laissée à la discrétion des directeurs. Certains ont pris la décision de confiner les employés avec les résidents. D’autres ont adapté tous les plannings des employés (psychomotriciens, ergothérapeutes…) pour répondre aux besoins des résidents.

L’inquiétude des résidents et de leur famille est accentuée par les annonces gouvernementales parfois imprécises ou contradictoires. Les EHPAD redoublent leurs efforts en communication pour rassurer les proches et maintenir un lien pour les résidents avec l’extérieur.

De ces difficultés est née une grande solidarité entre les équipes mais aussi une collaboration avec les autres acteurs concernés : directions des groupes comme ARPAVIE, les autres EHPAD du territoire, les collectivités, les ARS… De nombreux échanges ont lieu pour déterminer les meilleures pratiques à mettre en place, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins. Une aide est apportée pour les établissements qui manquent de matériel ou de personnel.

Un bilan à suivre de près

Les conséquences des décisions (confinement, isolement…) sont encore difficiles à déterminer. A court terme, des signes sur la santé mentale et physique des seniors ont été signalés. Mais quelle ampleur prendront-ils sur le long terme ?

La difficulté pour les EHPAD est de cultiver la culture de l’accompagnement, avec le soin.  L’accompagnement des résidents dans leur développement cognitif, personnel, est tout aussi important que leur santé physique.

25
Oct

Ils ont perdu des fonctions cognitives qu’ils ne pourront pas récupérer

Rencontre avec Clémentine Duval, psychomotricienne

La pandémie du Covid-19 a mis en lumière de nombreux dysfonctionnements dans le domaine de la santé. Plusieurs incohérences dues au manque de visibilité sur la situation ont conduit à une cacophonie des services, qui ont dû tant bien que mal s’adapter pour continuer à suivre les patients.

Les services à domicile ont été - sûrement plus que les autres - victimes de ces incohérences.

Certains sont d’abord jugés non essentiels (mars 2020) puis de nouveau essentiels en automne. Les services hospitaliers sont saturés, le maintien à domicile doit être privilégié, mais les aides à domicile ne sont pas reconnues par les pouvoirs publics. Tout comme les EHPAD, le manque de matériel et de personnels est accentué par la crise mais les systèmes publics peinent à coordonner leur réapprovisionnement…

Les services d’aides à domicile ont dû s’adapter pour soutenir les patients qu’ils suivent au quotidien et qui ont souffert d'un isolement aggravé par la pandémie.

Cet isolement n’est pas sans conséquence sur les facultés cognitives, en particulier pour les personnes souffrant de troubles cognitifs ou neurologiques. Clémentine Duval, psychomotricienne au SSIAD de Marines, nous parle de l’évolution de la situation des patients qu’elle suit, mais aussi des services d’aides à domicile.